24/10/2003

Etat partout, Justice nulle part !

José Ben Laden, Bové pardon ! Comme chacun le sait, cet énergumène douteux a subi le joug de la Justice à de nombreuses reprises, notamment pour avoir saccagé une permanence RPR (1992), séquestré des fonctionnaires du ministère de l'agriculture (1999)et d'autres actes de terrorisme divers et variés. Et pourtant après toutes ces mésaventures plus que douteuses, il s'engage alors dans la destruction d'un champ de maïs transgénique en Juin 1999 anéantissant des années de recherche accrue dans le domaine des organismes génétiquement modifiés.
Sur un point de vue éthique, José Bové a enfreint les droits individuels inaliénables de plusieurs chercheurs dont le viol du droit de propriété et de travailler dans un contexte relativement favorable, ce qui n'est pas le cas quand l'abruti du village et ses amis viennent dévaster votre lieu de travail.. Bien entendu on est alors tenté de se demander si combattre pour la "democratie" et la "liberté" c'est saccager une permanence d'un parti aux convictions opposées à soi, de séquestrer des fonctionnaires, de détruire un restaurant McDonald, etc. ? Et si finalement, nous les libéraux non-violents et respectueux des droits et libertés de chacun; nous sommes les "autoritaristes mondialistes" par qui tout malheur arrive ? Décidemment, les français et la liberté ça fait vraiment deux ..
 
Pour en revenir à notre histoire : après cette joyeuse affaire de champ de maïs transgénique dévasté en juin 99, José Bové est gracié le 2 août 2003 et peut ainsi retrouver son domicile.
Je vomis sur cet Etat-Kapo qui a tout pouvoir d'ingérence sur la Justice de ce pays où un terroriste, un séquestreur et un vandale peut s'en sortir après quelques semaines de prisons seulement. C'est la justice à la carte, bienvenue en république des soviets où tout est possible tant que vous avez une opinion publique minoritaire mais bruyante derrière vous. Par contre n'espérez rien si vous êtes un anonyme, un sans-grade .. L'on voit alors que plus l'Etat est amené à  avoir des responsabilités, plus les chances de corruption et d'injustice ont de chance de se perpetrer ! Tiens, moi en bon français à béret irakien, je croyais que l' "ultralibéralisme" seul était responsable des "magouilles", des "combines" et autres (désolé pour mon vocabulaire mais je m'adapte au niveau intellectuel des poivrots syndicalistes qui ont audience dans notre beau pays), en voila une surprise : l'Etat Providence est un catalyseur d'injustices et de corruption !
 
Pour finir en beauté voici le casier judicaire de l'ami José, soyez accompagnés avant d'en entreprendre la lecture et veillez à ce que la personne qui vous accompagne soit muni d'un peu de sel, bonne lecture (si je puis dire) :
 
Activités terroristes :
 
1976 Condamné à 3 semaines de prison ferme pour incursion dans un camp militaire
1977 Bové pénètre avec un tracteur dans un champ de tir
1992 Saccage d'une permanence RPR 8 janvier
1998 Destruction d'un stock de maïs transgénique de la société Novartis, à Nérac, dans le Lot-et-Garonne 11 mars
1999 Séquestration de trois fonctionnaires du ministère de l'Agriculture 5 juin
1999 Destruction de plants de riz transgénique étudiés par le Cirad pour une valeur de 4 millions de francs 12 août
1999 Destruction d'un McDonald's 2000 Saccage d'une permanence du PS Janvier
2001 Destruction de cultures expérimentales transgéniques lors du Forum Social Mondial (FSM) à Porto Alegre
 
Contentieux avec la justice :
 
-Destruction d'un stock de maïs transgénique en janvier 1998
Le 18 février 1998, il a été condamné par le tribunal correctionnel d'Agen à huit mois de prison avec sursis pour la destruction d'un stock de semences transgéniques dans le Lot-et-Garonne. -Participation à des manifestations organisées autour du site militaire de Mururoa
Le 20 octobre 1998, il a été reconnu coupable par le tribunal de Tahiti d'entrave volontaire à la navigation mais dispensé de peine.
-Séquestration de trois fonctionnaires du ministère de l'Agriculture en mars 1999
Le 27 octobre 1999, il a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Rodez de "violence en réunion" mais dispensé de peine. Le parquet a fait appel.
Le 22 mars 2001, il a été condamné par la cour d'appel de Montpellier à 6000 francs d'amende.
-Destruction de plants de riz transgéniques en juin 1999
Le 15 mars 2001, il a été condamné par le tribunal correctionnel de Montpellier à dix mois de prison avec sursis.
Le 20 décembre 2001, il a été condamné par la cour d'appel de Montpellier à six mois de prison ferme et à 50 000 francs d'amende.
Le 19 novembre 2002, la Cour de cassation confirme la peine de six mois de prison ferme prononcée à son encontre en novembre 2001 et révoque une peine de 8 mois avec sursis prononcée en 1998 à Agen.
-Destruction du McDonald's en août 1999
Le 13 septembre 2000, il a été condamné par le tribunal correctionnel de Millau à trois mois de prison ferme.
Le 22 mars 2001, la cour d'appel confirme la peine de trois mois de prison ferme prononcée à son encontre en septembre 2000.
Le 6 février 2002, la cour de cassation confirme la peine de trois mois de prison ferme prononcée à son encontre en mars 2001.
Le 26 février 2003, la cour d'appel de Montpellier réduit à 10 mois, la peine de prison que devra effectuer Bové pour avoir détruit un stock de maïs transgénique en janvier 1998 et des plants de riz transgéniques en juin 1999.
Le 2 août 2003, José Bové est gracié par le Président de la République.

11:27 Écrit par La Fronde | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.