23/11/2003

Ma philosophie : préambule à "Pour une société de Libertés"

Ma philosophie  

 
:: Liberté et responsabilité
 
Je suis profondément individualiste et liberal.
Mais je définis aussi ma philosophie comme immoraliste au sens où l'on prend la morale sous un angle purement religieux. Je considère qu' "il n'y a que de morale dans la liberté" et que celle-ci doit prévaloir sur toutes les autres, si "autres" il y a.
Les fondations d'une société d'hommes libres se résume à un seul principe pilier :
 
"La liberté des uns s'arrête à celle des autres".
 
Vous ne devez être inquiété pour des actions qui n'ont aucune répercussion ou influence sur autrui.
Vos libertés individuelles vous permettent toutes actions diverses tant que celles-ci sont contenues dans votre spère d'intégrité. C'est la notion libérale du "vice" : aucun groupe d'hommes qu'il soit appelé Etat ou communauté, n'a de légitimité d'intervention dans votre cercle de vie, celui-ci vous appartient intégralement et est mené par votre volonté, libérée de toute morale prétendue vertueuse, vous êtes votre propre morale.
C'est cette conception du vice qui justifie mon engagement en faveur de la légalisation de la drogue et des drogues les plus dures plus précisément.
 
La notion du "crime" est beaucoup plus inquiétante car elle exprime une déviance du "vice".
Votre volonté par accents expansionnistes en vient à brimer celle de votre voisin et ainsi dépasserait votre champ d'action légitime et tomberait dans l'illégitimité. Si les droits d'autrui sont atteints par le franchissement sauvage de vos limites d'action alors c'est un "crime" et ayant blessé la morale du voisin, il détient la clé de la sentence à appliquer sur votre sort.
 
C'est pour cela que votre liberté est vulnérable devant un individu usant de la force brute.
On ne peut octroyer des droits et des libertés à des habitants d'une nation sans en donner les moyens de la défendre.
 

Ces raisons éthiques sont également défendues par Murray Rothbard dans L'éthique de la liberté :

 

"Si chaque homme est titulaire
d'un droit absolu sur la propriété qu'il détient légitimement, il s'ensuit qu'il
a le droit de la préserver, c'est-à-dire d'employer la force pour la défendre
contre l'intrusion violente. Car si l'homme possède un bien mais se voit refuser
le droit de défendre sa propriété contre les attaques, il est clair qu'on le
prive d'un aspect très important de son droit de propriété."

 
C'est pourquoi je suis un fidèle défenseur de la libre-circulation des armes, une octogénaire se faisant agresser par une brute épaisse dans la rue ne brandira pas un texte de loi sur la sécurité au nez de l'agresseur ! Dans une société libre, elle menacerait son assaillant par une arme à feu forte efficace ne serait-ce que par un effet dissuasif.
 
:: Propriété et droit
 
Votre corps vous appartient, c'est un de vos droits inaliénables, et le travail que vous accomplissez grâce à votre coquille charnelle produit des bénéfices dont vous êtes le seul propriétaire compte tenu du principe qui veut que votre corps vous appartient. C'est pourquoi les fruits de votre travail vous reviennent immédiatement sans qu'il soit permis d'intervenir de manière autoritariste dans ce processus essentiel de la recherche du bonheur.
Pourtant un groupe d'hommes à la science mafieuse par le seul usage de la force et de la loi inquisitrice se permet le "crime" de confisquer une partie des fruits de votre travail, c'est une détestable entrave à vos libertés. Ce groupe d'hommes s'apelle Etat et en retour, celui-ci vous assure qu'il vous octroyera la protection sociale dont vous avez "besoin". Sacrifiant ainsi les tâches régaliennes (justice - police - défense) dont il est censé s'acquitter qur l'autel du dirigisme ingérent et fascisant, il vous plonge dans un état d'assistanat forcé; et tout piteux il se borne à vous faire comprendre que "vos impôts vous assurent sécurité dans les rues, écoles pour vos enfants, armée pour votre nation, etc.". Or il n'en est rien, l'armée française ne pèse plus, l'élitisme scolaire a disparu et peu importe votre volonté car si vous choisissez l'école publique, l'Etat contraint votre enfant à être placé dans l'établissement de son choix, la sécurité n'est pas assurée et les citoyens de notre pays rasent les murs à la vue d'une bande d'individus bruyant et provocateurs, menaçant votre tranquilité d'esprit jusqu'au moment où vous ne pouvez plus rentrer chez vous sans devoir affronter les quolibets de parasites ne subsistant  que par votre argent racketté par des miliciens à attachés-cases dont vos droits de vues sur votre propriété leur importe peu et par des activités douteuses qui ne sont pas de toute légalité. Pourtant des textes sont censés garantir vos droits :
 

Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen (26/8/1789)  

Article 14. Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.

Article 15. La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

Quel est donc la vision paradoxale qu'ont les politiques sur la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen ?

Cette Déclaration garantit aussi que toute action est autorisée tant que votre voisin n'en subit pas l'influence, et l'on retrouve plus que jamais dans notre société que ce principe est bafoué.

::  Egalité et Différence

Les hommes ne sont pas égaux car ils ne sauraient être libres si c'était le cas. Les hommes ne sont égaux que devant deux principes : la loi et le droit pour tous à gagner sa vie librement et sans entraves, les hommes sont égaux sur le plan de l'appartenance à une même nation obéissant tous aux mêmes lois mais non sur le plan profond de leur identité biologique ou morale. Contrairement aux dogmes du politiquement correct franco-français, je considère que les différences créent des inégalités et sont handicapantes : un lépreux est différent d'un mannequin à gros cachet de par sa condition physique, il est donc en situation d'inégalité sociale et physique face au mannequin, si ce premier désire suivre l'exemple d'un apollon de la mode, il est clair que son handicap physique ne lui permettra pas par conséquent l'inégalité du lépreux face au mannequin est un frein à l'ascension sociale. L'on a donc démontré que les différences peuvent faire naître naître les inégalités et que celles-ci peuvent être handicapantes.


15:15 Écrit par La Fronde | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Finally Un vent de fraîcheur face à la pensée unique, merci pour toutes ces relectures de l'actualité qui nous changent de la propagande habituelle dans la presse.

Écrit par : Larry | 28/11/2003

merci merci Larry, c'est ce genre de commentaires qui me pousse à continuer ma croisade libérale.

Écrit par : la fronde | 29/11/2003

p L'ultra-libéralisme n'est qu'une théorie, et non une réalité. Branlette intellectuelle, en deux mots.
Assume tes visions de la liberté, et va demander à la petite vieille qu'elle t'arrange le portrait, comme celui de son aggresseur (ou tout simplement de la personne qui lui a demandé l'heure, et dont elle n'a pas aimé la gueule, ce qui a fait de lui un "criminel" à ses yeux!).

Les US, ta Terre Promise, casses-toi au Texas, ducon.

Écrit par : p | 02/04/2005

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