29/11/2003

La révolution française sur l'alternatif ..

Je vous propose à tous de consulter
http://l-alternatif.skynetblogs.be 
si vous voulez connaître l'envers du décor de la Révolution Française.
Tout ce que les médias ne vous diront jamais sur l'un des plus grands génocides de l'histoire de France est sur l'alternatif.
 

Cordialement,
 
La Fronde

23:55 Écrit par La Fronde | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/11/2003

Nouveau blog de la fronde

Bien le bonjour camarades,
Je vous annonce que je suis en train d'aménager
un nouveau blog :
http://l-alternatif.skynetblogs.be
Celui-ci prétend opposer une contre-culture individualiste et resistante au culte de la pensée unique en France, au futur sommaire : Islam, les aventures de Francis le gauchiste, les médias, toujours plus de scandales sur la gauche, la Révolution française et les mensonges véhiculés sur celles-ci, la liberté d'expression et Le Pen, et bien d'autres joyeuseries au programme.
Toutes les recommandations sont les bienvenues et même si vous avez des articles à me soumettre .. Par exemple sur les thèmes proposés plus haut, merci de votre soutien ;)
 
La Fronde
 
P.S. : en prime voici le logo de " l'alternatif ".

23:00 Écrit par La Fronde | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

23/11/2003

Ma philosophie : préambule à "Pour une société de Libertés"

Ma philosophie  

 
:: Liberté et responsabilité
 
Je suis profondément individualiste et liberal.
Mais je définis aussi ma philosophie comme immoraliste au sens où l'on prend la morale sous un angle purement religieux. Je considère qu' "il n'y a que de morale dans la liberté" et que celle-ci doit prévaloir sur toutes les autres, si "autres" il y a.
Les fondations d'une société d'hommes libres se résume à un seul principe pilier :
 
"La liberté des uns s'arrête à celle des autres".
 
Vous ne devez être inquiété pour des actions qui n'ont aucune répercussion ou influence sur autrui.
Vos libertés individuelles vous permettent toutes actions diverses tant que celles-ci sont contenues dans votre spère d'intégrité. C'est la notion libérale du "vice" : aucun groupe d'hommes qu'il soit appelé Etat ou communauté, n'a de légitimité d'intervention dans votre cercle de vie, celui-ci vous appartient intégralement et est mené par votre volonté, libérée de toute morale prétendue vertueuse, vous êtes votre propre morale.
C'est cette conception du vice qui justifie mon engagement en faveur de la légalisation de la drogue et des drogues les plus dures plus précisément.
 
La notion du "crime" est beaucoup plus inquiétante car elle exprime une déviance du "vice".
Votre volonté par accents expansionnistes en vient à brimer celle de votre voisin et ainsi dépasserait votre champ d'action légitime et tomberait dans l'illégitimité. Si les droits d'autrui sont atteints par le franchissement sauvage de vos limites d'action alors c'est un "crime" et ayant blessé la morale du voisin, il détient la clé de la sentence à appliquer sur votre sort.
 
C'est pour cela que votre liberté est vulnérable devant un individu usant de la force brute.
On ne peut octroyer des droits et des libertés à des habitants d'une nation sans en donner les moyens de la défendre.
 

Ces raisons éthiques sont également défendues par Murray Rothbard dans L'éthique de la liberté :

 

"Si chaque homme est titulaire
d'un droit absolu sur la propriété qu'il détient légitimement, il s'ensuit qu'il
a le droit de la préserver, c'est-à-dire d'employer la force pour la défendre
contre l'intrusion violente. Car si l'homme possède un bien mais se voit refuser
le droit de défendre sa propriété contre les attaques, il est clair qu'on le
prive d'un aspect très important de son droit de propriété."

 
C'est pourquoi je suis un fidèle défenseur de la libre-circulation des armes, une octogénaire se faisant agresser par une brute épaisse dans la rue ne brandira pas un texte de loi sur la sécurité au nez de l'agresseur ! Dans une société libre, elle menacerait son assaillant par une arme à feu forte efficace ne serait-ce que par un effet dissuasif.
 
:: Propriété et droit
 
Votre corps vous appartient, c'est un de vos droits inaliénables, et le travail que vous accomplissez grâce à votre coquille charnelle produit des bénéfices dont vous êtes le seul propriétaire compte tenu du principe qui veut que votre corps vous appartient. C'est pourquoi les fruits de votre travail vous reviennent immédiatement sans qu'il soit permis d'intervenir de manière autoritariste dans ce processus essentiel de la recherche du bonheur.
Pourtant un groupe d'hommes à la science mafieuse par le seul usage de la force et de la loi inquisitrice se permet le "crime" de confisquer une partie des fruits de votre travail, c'est une détestable entrave à vos libertés. Ce groupe d'hommes s'apelle Etat et en retour, celui-ci vous assure qu'il vous octroyera la protection sociale dont vous avez "besoin". Sacrifiant ainsi les tâches régaliennes (justice - police - défense) dont il est censé s'acquitter qur l'autel du dirigisme ingérent et fascisant, il vous plonge dans un état d'assistanat forcé; et tout piteux il se borne à vous faire comprendre que "vos impôts vous assurent sécurité dans les rues, écoles pour vos enfants, armée pour votre nation, etc.". Or il n'en est rien, l'armée française ne pèse plus, l'élitisme scolaire a disparu et peu importe votre volonté car si vous choisissez l'école publique, l'Etat contraint votre enfant à être placé dans l'établissement de son choix, la sécurité n'est pas assurée et les citoyens de notre pays rasent les murs à la vue d'une bande d'individus bruyant et provocateurs, menaçant votre tranquilité d'esprit jusqu'au moment où vous ne pouvez plus rentrer chez vous sans devoir affronter les quolibets de parasites ne subsistant  que par votre argent racketté par des miliciens à attachés-cases dont vos droits de vues sur votre propriété leur importe peu et par des activités douteuses qui ne sont pas de toute légalité. Pourtant des textes sont censés garantir vos droits :
 

Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen (26/8/1789)  

Article 14. Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.

Article 15. La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

Quel est donc la vision paradoxale qu'ont les politiques sur la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen ?

Cette Déclaration garantit aussi que toute action est autorisée tant que votre voisin n'en subit pas l'influence, et l'on retrouve plus que jamais dans notre société que ce principe est bafoué.

::  Egalité et Différence

Les hommes ne sont pas égaux car ils ne sauraient être libres si c'était le cas. Les hommes ne sont égaux que devant deux principes : la loi et le droit pour tous à gagner sa vie librement et sans entraves, les hommes sont égaux sur le plan de l'appartenance à une même nation obéissant tous aux mêmes lois mais non sur le plan profond de leur identité biologique ou morale. Contrairement aux dogmes du politiquement correct franco-français, je considère que les différences créent des inégalités et sont handicapantes : un lépreux est différent d'un mannequin à gros cachet de par sa condition physique, il est donc en situation d'inégalité sociale et physique face au mannequin, si ce premier désire suivre l'exemple d'un apollon de la mode, il est clair que son handicap physique ne lui permettra pas par conséquent l'inégalité du lépreux face au mannequin est un frein à l'ascension sociale. L'on a donc démontré que les différences peuvent faire naître naître les inégalités et que celles-ci peuvent être handicapantes.


15:15 Écrit par La Fronde | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

22/11/2003

La droite n'existe pas ..

J'entends parler en ce moment de "valeurs de droite" censées être véhiculées par l'UMP et  que nous ne devons pas perdre cela de vue sans menacer la cohésion de la droite. Ces politiques prennent vraiment trop ce concept au sérieux.
La gauche est unie par l'égalitarisme le plus nauséabond, la haine de la propriété privée, la priorité de l'égalité sur la liberté, la solidarité coercitive, etc.
Mais à droite au contraire, on trouve des défenseurs de l'Etat-Nation, des amis de la mondialisation, des puritains conservateurs, et il faut avouer que la seule valeur qui ressemble de loin à un lien d'union de toute cette droite c'est l'idée de l'économie de marché, bien que malmenée par des Pasqua, Bayrou et autres qui sont des authentiques supporters de la Taxe Tobin. Ces divergences n'existent pas à gauche, tout simplement parce que la droite est un concept falsifié qui n'a de sens que pour abattre la gauche.
 
Pour certains autoritaristes de permier ordre, l'Etat a un rôle d'administrateur moral, d'épurateur du vice et d'inquisiteur de la vertu et rejoignent ainsi la gauche et sa vision paternaliste fascisante de l'Etat, et au milieu de ce vaste ensemble des plus nausébaonds, on trouve les libéraux unis par le sentiment que la liberté est la seule morale qui prévaut. Ils font front contre la droite au sujet de la Pentecôte supprimée (soit la solidarité institutionnalisée et  la fraternité imposée par l'Etat-Mafia : une mesure joyeusement national-socialiste !), contre la gauche qui veut atteindre le même but par le chemin des prélèvements, front au sujet de la drogue à l'image d'un Madelin qui veut dépenaliser le cannabis et d'autres libéraux débarassés du joug politicien prônant la légalisation de toutes les drogues et d'organiser leur circulation au coeur d'un marché libre, ceux-ci prônent également le droit de porter des armes, ils ne sont pas à l'image de la droite gouvernementale, ni de la droite adepte de l'Etat-Nation qui les répugne tout autant, ils sont la représentation même du pluralisme de cette "droite" et un pluralisme qui ne peut être unifié au sein d'un parti unique à gérance stalinienne, interdisant tout débat interne et sous-courants.
 
La droite n'existe pas  : il existe le Souverainisme qui sacrifie le capitalisme sur l'autel de la défense des intérêts nationaux, le Conservatisme qui tente d'instaurer l'Etat-moraliste de ses rêves au mépris d'un Etat qui n'aurait que le seul rôle de policier comme le réclament les libéraux; la droite ?
Quelle droite ? Elle est tant divisée que le simple concept de "droite" est vide de toute substance sur le pan théorique et idéologique et pourtant faire front contre des inquisiteurs marxisants de la pire espèce en unissant tous ces sous-courants dits de "droite" est nécessaire sinon indispensable, autrement dit l'UMP ne doit prétendre à plus qu'à une réunion d'hommes de droite.
 
La gauche par contre, existe bel et bien, c'est pourquoi l'union des sous-courants capitalistes ou assimilés doivent répondre à l'appel pour combattre le cancer gauchisant, à défaut d'un Reagan ou d'une Tatcher au pouvoir ..
 
Alors que l'on ne me parle plus de "valeurs de droite" ...

20:02 Écrit par La Fronde | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

So what is your side ?

C'était le 1er mai dernier, la libération de Bagdad par la coalition anglo-américaine.
Je persiste et signe : il fallait faire le choix de l'action.
Les inspecteurs de l'ONU au début des années 90 ont très bien montré leurs faiblesses en revenant penaud en Occident quand ils annoncèrent à la tribune que l'Irak ne cache pas d'armes chimiques. 7 mois plus tard, le gendre de Saddam Hussein avouait l'existence de laboratoires chimiques, et dire qu'en 2003 certains ont osé  réclamer "quelques semaines" de plus pour les inspecteurs afin que leurs recherches continuent et qu'elles déterminent oui ou non si l'Irak contient des armes de destruction massive.
 
Dans un conflit, il y a trois positions :
-le camp n° 1
-le camp n° 2 et inévitablement ..
-les fouilleurs de cadavres.
 
C'est pour cela que j'ai conçu cette iamge, un des nouveaux étendards de Freedom In Progress. Mais revenons au sujet ..
 
Nous sommes en guerre et l'URSE (l'Union des Républiques Soviétiques d'Europe ou commes disent certains l' "Union Européenne") ne l'a pas compris, ce grand conflit mondial a ses protagonistes; il s'agit du Monde Libre mené par les Etats-Unis de par leur puissance militaire et le Totalitarisme oriental (qu'il soit baasiste, islamiste ou autre), le choix de l'action est une nécessité claire. Il est suicidaire de défendre l'étendard du droit là où la loi du sang règne.
Face à Goliath, David n'est pas arrivé avec une résolution de l'ONU !
 
Dans ce nouveau conflit, la France et l'Allemagne (les 2 vétérans de l'Etat-providence !) ainsi que la Russie (à la démocratie douteuse ..) et la Chine (au totalitarisme certain ..) représentent les nouveaux pieds-nickelés de la géopolitique mondiale.
La France tout d'abord afin de sauver l'entreprise publique Total basée en Irak, l'Allemagne qui est prête à tout pour devenir un axe tournant du Super-Etat européen, la Russie pour racoler auprès des "têtes" vides de l'UE en vue d'une future place de choix au coeur du grand espace technocratique jusqu'à l'ongle que réprésente cette Europe et la Chine enfin qui veut continuer dans sa lancée qui consiste à lier toujours plus de liens avec encore et toujours cette Vieille Europe.
 
Ces quatre nation sont en quelques sortes les charognards fouilleurs de cadavres du grand conflit engagé par les Etats-Unis, alors dans quel camp êtes-vous ?


19:34 Écrit par La Fronde | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/11/2003

Le retour médiatique de Madelin

 Cet interview d'Alain Madelin au Figaro semble annoncer le retour médiatique du leader libéral, on remarque les nombreuses publicités faites à cet homme dans les colonnes du Figaro, un maillon du politiquement correct est-il en train de sauter ? L'accès à ce débat très fermé sur la mondialisation accordé à Alain Madelin par les généreux medias marxisants de France semble relancer la donne en matière de bataille d'idées bien que l'ex leader de DL n'ait jamais été absent de ce débat, seulement il est triste d'observer que ce n'était que par le biais de son site www.cerclesliberaux.com.
Aujourd'hui, de plus en plus de tribunes lui sont offertes, Madelin sera t-il le Bastiat du IIIème millénaire, le porteur de l'étendard des libertés qui nous manquent au débat en France ? Seul l'avenir nous le dire mais semble t-il celui-ci est de plus en plus propice à l'expression des idées libérales.
 
Voici l'interview du Figaro :

Alain MADELIN, Le Figaro, 15 novembre 2003

LE FIGARO. - Quinze jours à peine après un colloque sur la mondialisation organisé par l'UMP, pourquoi organiser une nouvelle rencontre sur le même thème ?

Alain MADELIN. - Le moment est venu de remettre les idées à l'endroit. Le courant antimondialisation est essentiellement le recyclage des orphelins du marxisme à la recherche de nouvelles causes. C'est l'habit neuf d'une nouvelle réaction contre la démocratie libérale, l'économie de marché et les libertés individuelles. Leurs seules propositions : davantage de dirigisme, de réglementation, d'entraves. La mondialisation, à mes yeux, c'est avant tout la mondialisation des droits de l'homme, de la démocratie, des cultures, des connaissances et du savoir. C'est aussi le meilleur moyen de faire reculer la pauvreté, la faim et la misère. Après la révolution agricole et la révolution industrielle, nous vivons aujourd'hui une troisième et immense mutation. Je voudrais faire comprendre que nous avons tous à gagner au libre-échange, que le progrès technique n'est pas le problème, mais la solution à nos difficultés, et que ce mouvement est avant tout la chance des pays pauvres.

Même à droite, beaucoup insistent pourtant sur la nécessité de maîtriser ou d'« humaniser » la mondialisation. Il est vrai que, face à ce mouvement antimondialisation, la droite, par ignorance, par complaisance ou par calcul, n'apporte pas les bonnes réponses. Or, ce débat est fondamental car il constitue la nouvelle ligne de partage de la vie intellectuelle et politique. C'est pourquoi j'organise aujourd'hui ce colloque. Je le fais avec l'UMP et je me réjouis de la présence d'Alain Juppé.

Comprenez-vous les peurs exprimées par les opinions publiques et le succès de manifestations comme le Forum social européen ?

Je comprends la générosité de ceux qui trouvent dans les situations d'injustice des raisons de s'engager. Naguère, ces élans étaient souvent récupérés par des mouvements marxistes. Aujourd'hui, ce sont de nouvelles organisations extrémistes qui exploitent, nourrissent, voire fabriquent les peurs. Je constate au passage qu'elles se parent souvent de la tenue camouflée et attrayante de la société civile pour mieux masquer qu'elles ne sont que des groupuscules politiques en manque d'électeurs.

Face à cette tentative de récupération, nous voyons une classe politique, de gauche comme de droite, dont le fonds de commerce interventionniste se réduit. Comme il n'y a plus d'argent dans les caisses, elle ne peut plus justifier son existence par la dépense publique et l'Etat providence. Elle cherche donc aujourd'hui une nouvelle légitimité en faisant le commerce électoral de la sécurité. Peurs alimentaires, peurs sanitaires, peurs climatiques, réelles ou supposées : rassurez-vous, le bon gouvernement est là pour prévenir les risques par la loi ou le règlement.

Ainsi, nous constatons une étrange connivence entre les fabricants de peurs et les marchands de sécurité.

Les peurs de la mondialisation s'expliquent aussi par la mauvaise situation économique. Faites-vous confiance au gouvernement Raffarin pour la redresser ?

Il est évident que la crainte des délocalisations est d'autant plus forte que la machine à créer des emplois est en panne. Le gouvernement s'est engagé sur la voie des réformes pour créer les conditions du retour de la croissance et je souhaite sa réussite.

Ça n'est pas un mystère que j'aurais préféré que l'on profite des 200 premiers jours suivant l'élection présidentielle pour engager les grandes réformes nécessaires. Ce ne fut pas le cas, mais il est vrai que les électeurs ne m'avaient pas suivi...

Aujourd'hui, pour profiter du retour de la croissance mondiale, la France doit aller plus loin et plus rapidement sur le chemin des réformes.

La baisse de l'impôt sur le revenu et l'amorce de la réduction du nombre de fonctionnaires ne vont-ils pas dans ce sens ?

Aller plus loin, pour moi, c'est insérer la baisse du barème de l'impôt dans une réforme globale de la fiscalité et faire de la diminution du nombre de fonctionnaires non pas le début mais le résultat d'une vraie réforme de l'Etat.

Que préconisez-vous pour réformer l'assurance-maladie ?

Je suis tout à fait opposé à l'idée de réduire le champ couvert par la Sécurité sociale et d'augmenter celui des assurances complémentaires. C'est une solution de facilité, hélas, présentée comme libérale. Je propose plutôt une délégation de la gestion de certains services publics de santé à des caisses régionales, des mutuelles ou des assurances qui, devenant responsables des soins au premier euro, contribueraient à une meilleure santé au meilleur coût.

Approuvez-vous les hausses des prix du tabac ?

Même si je ne la partage pas, je peux comprendre l'idée de taxer fortement le tabac afin d'en décourager la consommation. Il s'agit là d'un objectif de santé publique. Si l'enjeu est de faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'Etat, tout ministre des Finances devrait comprendre que le tabac est la meilleure illustration de l'adage : « Trop d'impôt tue l'impôt. »

Faut-il imposer par la loi un service garanti dans les transports, comme le souhaitent les parlementaires UMP, ou l'obtenir par la concertation avec les syndicats, comme le souhaite Gilles de Robien ?

Je partage totalement la volonté de mes collègues. Là encore, cette loi aurait dû être votée dès l'installation du gouvernement. Aujourd'hui, la réforme est plus difficile à mettre en œuvre et je comprends l'embarras du gouvernement.

Etes-vous favorable à une loi interdisant le port de signes religieux à l'école ?

Je suis contre le port du voile islamique à l'école. Mais il est déjà possible de l'interdire ; on l'a bien vu avec le renvoi des deux jeunes filles d'Aubervilliers. Faire une nouvelle loi serait une erreur profonde car la répression des uns entraînerait aussitôt la solidarité des autres. Puisque l'on se montre si soucieux de laïcité, souvenons-nous que, dans sa célèbre lettre rappelant le devoir de neutralité, Jules Ferry s'adressait aux instituteurs... et pas aux élèves.

Jean-Pierre Raffarin est aujourd'hui bas dans les sondages. A-t-il encore la capacité politique de conduire des réformes ?

Il en a la volonté, et c'est déjà beaucoup. Un échec du premier ministre serait un échec du président de la République et du quinquennat ; personne ne peut le souhaiter. Après les élections régionales, nous entamerons la deuxième mi-temps du quinquennat. Ce sera l'occasion de donner un nouvel élan à l'action. A Jean-Pierre Raffarin de savoir définir des objectifs clairs et de trouver une méthode d'action renouvelée.

L'UMP fête son premier anniversaire. Quand vous voyez l'impact médiatique de l'UDF de François Bayrou, ne regrettez-vous pas d'avoir fondu Démocratie libérale dans l'UMP ?

La droite est plurielle. Il y a des souverainistes, des libéraux, des conservateurs, des républicains-sociaux, des démocrates-chrétiens... Ce serait une erreur de fondre cette diversité dans les chœurs de l'Armée rouge. Trouvons une harmonie permettant à chacun, y compris François Bayrou, de jouer sa partition.

Durant un an, toute l'attention s'est portée sur l'action du gouvernement, c'est normal. Aujourd'hui, le moment est venu d'organiser le débat d'idées à l'UMP. C'est ce à quoi je veux contribuer.

20:49 Écrit par La Fronde | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les Hebdos !

La photo de la semaine
Au cours de son séjour au Royaume-Uni, voici ce qu'aurait déclaré le président Bush :
 
L'Amérique et la Grande-Bretagne ont fait, et feront, tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher les Nations unies de choisir elles-mêmes de devenir inutiles et de connaître le sort de la Société des Nations.
 

 
Le devoir requiert parfois d'arrêter par la force les hommes violents. Dans certains cas, l'usage mesuré de la force est tout ce qui nous protège d'un monde chaotique régi par la force.
 
 Le mot qui fait mouche :
Nous accordons à l’international une place proportionnelle à l’intérêt que les Français lui portent.(Étienne Mougeotte, vice-président directeur général de TF1).
 
"LE" chiffre :
80,8 % : c'est le score des élections permettant au chancelier allemand de briguer un nouveau mandat à la tête du SPD.

19:52 Écrit par La Fronde | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |